Libya and imperialism / La Libye et l’impérialisme / A Líbia e o imperialismo / Libia y el imperialismo / Libyen und der Imperialismus
La Libye et l’impérialisme
A Líbia e o imperialismo
Libia y el imperialismo
Libyen und der Imperialismus
Feb 23, 2011
Of all the struggles going on in North Africa and the Middle East right now,
the most difficult to unravel is the one in Libya.
What is the character of the opposition to the Gadhafi regime, which
reportedly now controls the eastern city of Benghazi?
Is it just coincidence that the rebellion started in Benghazi, which is
north of Libya’s richest oil fields as well as close to most of its oil
and gas pipelines, refineries and its LNG port? Is there a plan to partition
the country?
What is the risk of imperialist military intervention, which poses the
gravest danger for the people of the entire region?
Libya is not like Egypt. Its leader, Moammar al-Gadhafi, has not been an
imperialist puppet like Hosni Mubarak. For many years, Gadhafi was allied to
countries and movements fighting imperialism. On taking power in 1969 through a
military coup, he nationalized Libya’s oil and used much of that money to
develop the Libyan economy. Conditions of life improved dramatically for the
people.
For that, the imperialists were determined to grind Libya down. The U.S.
actually launched air strikes on Tripoli and Benghazi in 1986 that killed 60
people, including Gadhafi’s infant daughter - which is rarely mentioned
by the corporate media. Devastating sanctions were imposed by both the U.S. and
the U.N. to wreck the Libyan economy.
After the U.S. invaded Iraq in 2003 and leveled much of Baghdad with a
bombing campaign that the Pentagon exultantly called “shock and
awe,” Gadhafi tried to ward off further threatened aggression on Libya by
making big political and economic concessions to the imperialists. He opened
the economy to foreign banks and corporations; he agreed to IMF demands for
“structural adjustment,” privatizing many state-owned enterprises
and cutting state subsidies on necessities like food and fuel.
The Libyan people are suffering from the same high prices and unemployment
that underlie the rebellions elsewhere and that flow from the worldwide
capitalist economic crisis.
There can be no doubt that the struggle sweeping the Arab world for
political freedom and economic justice has also struck a chord in Libya. There
can be no doubt that discontent with the Gadhafi regime is motivating a
significant section of the population.
However, it is important for progressives to know that many of the people
being promoted in the West as leaders of the opposition are long-time agents of
imperialism. The BBC on Feb. 22 showed footage of crowds in Benghazi pulling
down the green flag of the republic and replacing it with the flag of the
overthrown monarch King Idris - who had been a puppet of U.S. and British
imperialism.
The Western media are basing a great deal of their reporting on supposed
facts provided by the exile group National Front for the Salvation of Libya,
which was trained and financed by the U.S. CIA. Google the front’s name
plus CIA and you will find hundreds of references.
The Wall Street Journal in a Feb. 23 editorial wrote that “The U.S.
and Europe should help Libyans overthrow the Gadhafi regime.” There is no
talk in the board rooms or the corridors of Washington about intervening to
help the people of Kuwait or Saudi Arabia or Bahrain overthrow their
dictatorial rulers. Even with all the lip service being paid to the mass
struggles rocking the region right now, that would be unthinkable. As for Egypt
and Tunisia, the imperialists are pulling every string they can to get the
masses off the streets.
There was no talk of U.S. intervention to help the Palestinian people of
Gaza when thousands died from being blockaded, bombed and invaded by Israel.
Just the opposite. The U.S. intervened to prevent condemnation of the Zionist
settler state.
Imperialism’s interest in Libya is not hard to find. Bloomberg.com
wrote on Feb. 22 that while Libya is Africa’s third-largest producer of
oil, it has the continent’s largest proven reserves - 44.3 billion
barrels. It is a country with a relatively small population but the potential
to produce huge profits for the giant oil companies. That’s how the
super-rich look at it, and that’s what underlies their professed concern
for the people’s democratic rights in Libya.
Getting concessions out of Gadhafi is not enough for the imperialist oil
barons. They want a government that they can own outright, lock, stock and
barrel. They have never forgiven Gadhafi for overthrowing the monarchy and
nationalizing the oil. Fidel Castro of Cuba in his column
“Reflections” takes note of imperialism’s hunger for oil and
warns that the U.S. is laying the basis for military intervention in Libya.
In the U.S., some forces are trying to mobilize a street-level campaign
promoting such U.S. intervention. We should oppose this outright and remind any
well-intentioned people of the millions killed and displaced by U.S.
intervention in Iraq.
Progressive people are in sympathy with what they see as a popular movement
in Libya. We can help such a movement most by supporting its just demands while
rejecting imperialist intervention, in whatever form it may take. It is the
people of Libya who must decide their future.
La Libye et l’impérialisme
24 février 2011
De toutes les luttes qui se déroulent actuellement en Afrique du Nord et
au Moyen-Orient, la plus malaisée à décortiquer est celle qui se
passe en Libye.
Quel est le caractère de l’opposition au régime de Kadhafi
et qui, rapporte-t-on, contrôle actuellement la ville de Benghazi, dans
l’est du pays ?
Est-ce précisément une coïncidence si la rébellion a
démarré à Benghazi, située au nord des champs
pétroliers les plus riches de la Libye et proche en même temps de ses
oléoducs, gazoducs, raffineries et port GNL ? Existe-t-il un plan de
partition du pays ?
Quel est le risque d’intervention militaire impérialiste, ce qui
pose un très grave danger pour la population de toute la région ?
La Libye n’est pas comparable à l’Égypte. Son
dirigeant, Mouammar Kadhafi, n’a pas été une marionnette de
l’impérialisme comme Hosni Moubarak. Durant de nombreuses
années, Kadhafi a été l’allié de pays et de
mouvements combattant l’impérialisme. En prenant le pouvoir en 1969,
à la faveur d’un coup d’État militaire, il a
nationalisé le pétrole libyen et a utilisé une grosse partie de
cet argent pour développer l’économie libyenne. Les conditions
de vie se sont considérablement améliorées, pour le peuple.
Pour cette raison, les impérialistes étaient bel et bien
décidés à écraser la Libye. En fait, en 1986, les
États-Unis ont lancé des frappes aériennes sur Tripoli et
Benghazi, lesquelles avaient tué 60 personnes, dont la petite fille de
Kadhafi – chose que l’on mentionne rarement dans les médias
traditionnels. Des sanctions dévastatrices ont été imposées
à la fois par les États-Unis et par les Nations unies, afin de couler
l’économie libyenne.
Après l’invasion de l’Irak par les Américains, en 2003,
et la destruction d’une grande partie de Bagdad via une campagne de
bombardement orgueilleusement baptisée « shock & awe » (choc
et terreur) par le Pentagone, Kadhafi a tenté d’écarter
d’autres menaces d’agression contre la Libye en faisant
d’importantes concessions politiques et économiques aux
impérialistes. Il a ouvert l’économie aux banques et
sociétés étrangères, il a abondé dans le sens des
demandes d’« ajustements structurels » émanant du FMI,
privatisant ainsi de nombreuses entreprises de l’État et
réduisant fortement les subsides de l’État à
l’alimentation et au carburant.
Le peuple libyen souffre de ces mêmes prix élevés et du
chômage à la base des rébellions qui éclatent ailleurs et
qui découlent de la crise économique capitaliste mondiale.
Il ne fait pas de doute que la lutte pour la liberté politique et la
justice économique qui balaie actuellement le monde arabe a également
trouvé son écho en Libye. On, ne peut douter que le
mécontentement suscité par le régime de Kadhafi motive une
section signification de la population.
Toutefois, il est important que les progressistes sachent qu’un grand
nombre des personnages dont l’Occident fait la promotion en tant que
dirigeants de l’opposition sont à long terme des agents de
l’impérialisme. Le 22 février, la BBC a montré des
séquences où l’on voit à Benghazi des foules qui arrachent
le drapeau vert de la république pour le remplacer par celui du monarque
renversé (en 1969, NdT), le roi Idris – qui avait été une
marionnette de l’impérialisme américain et britannique.
Les médias occidentaux appuient une bonne partie de leurs reportages sur
des faits supposés, fournis par le groupe d’exilés du Front
national pour la sauvegarde de la Libye, formé et financé par la CIA
américaine. Cherchez sur Google en introduisant le nom du front plus CIA
et vous découvrirez des centaines de références.
Dans un édito du 23 février, The Wall Street Journal écrivait
ceci : « Les États-Unis et l’Europe devraient aider les Libyens
à renverser le régime de Kadhafi. » On n’y dit mot des
chambres de commission ou des corridors de Washington sur une intervention
destinée à aider le peuple du Koweït, de l’Arabie saoudite
ou du Bahreïn à renverser leurs dirigeants dictatoriaux. Même
avec tout le semblant d’intérêt accordé aux luttes de
masse secouant la région actuellement, la chose serait impensable. Quant
à l’Égypte et à la Tunisie, les impérialistes tirent
sur toutes les ficelles possibles pour retirer les masses des rues.
Il n’a pas été question d’intervention américaine
pour aider le peuple palestinien de Gaza quand des milliers de personnes ont
perdu la vie suite au blocus, aux bombardements et à l’invasion par
Israël. Ce fut exactement le contraire : les États-Unis sont
intervenus afin d’empêcher la condamnation de l’État
sioniste occupant.
Il n’est pas difficile de voir où résident les
intérêts de l’impérialisme, en Libye. Le 22 février,
Bloomberg.com disait, à ce propos, que, tout en étant le
troisième pays producteur de pétrole de l’Afrique, la Libye est
en même temps le pays qui possède les plus importantes réserves
– prouvées – du continent, avec 44,3 milliards de barils.
C’est un pays à la population relativement peu nombreuse mais qui
doté d’un important potentiel de production de bénéfices
pour les compagnies pétrolières géantes. Voilà comment les
grosses fortunes voient la Libye et c’est ce qui sous-tend les
préoccupations qu’elles expriment quand aux droits
démocratiques du peuple libyen.
Obtenir des concessions de Kadhafi ne suffit pas, pour les barons
impérialistes du pétrole. Ils veulent un gouvernement dont ils
peuvent disposer directement, le cadenasser, le tenir en dépôt et le
mettre en fût. Ils n’ont jamais pardonné à Kadhafi
d’avoir renversé la monarchie et nationalisé le pétrole.
Dans sa rubrique « Réflexions », Fidel Castro, de Cuba, met en
exergue la soif de pétrole de l’impérialisme et met en garde
contre le fait que les États-Unis posent actuellement les bases
d’une intervention militaire en Libye.
Aux États-Unis, certaines forces tentent de lancer au niveau de la rue une
campagne de promotion en faveur d’une telle intervention américaine.
Nous devrions nous y opposer carrément et rappeler à toutes les
personnes bien intentionnées les millions de morts et de personnes
déplacées provoquées par l’intervention américaine en
Irak et en Afghanistan.
Les progressistes éprouvent de la sympathie pour ce qu’ils
considèrent comme un mouvement populaire en Libye. Nous pouvons aider un
tel mouvement en soutenant ses revendications légitimes tout en rejetant
toute intervention impérialiste, quelle que soit la forme qu’elle
puisse revêtir. C’est au peuple libyen qu’il revient de
décider de son avenir.
Traduit de l'anglais par Jean-Marie Flémal pour
Investig'Action
A Líbia e o imperialismo
De todas as lutas que agora decorrem no Norte de África e no
Médio Oriente, a mais difícil de deslindar é aquela na
Líbia.
Qual é o carácter da oposição ao regime Kadafi, a qual
consta que agora controla a cidade de Bengazi, no Leste do país?
Será apenas coincidência que a rebelião tenha começado em
Bengazi, a qual é a norte dos mais ricos campos petrolíferos da
Líbia bem como próxima da maior parte dos seus oleodutos e gasodutos,
refinarias e o seu porto de gás natural liquefeito (GNL)? Haverá um
plano de partição do país?
Qual é o risco de intervenção militar imperialista, a qual
apresenta grave perigo para o povo de toda a região?
A Líbia não é como o Egipto. Seu líder, Moamar Kadafi,
não tem sido um fantoche imperialista como Hosni Mubarak. Durante muitos
anos, Kadafi esteve aliado a países e movimentos que combatiam o
imperialismo. Ao tomar o poder em 1969 através de um golpe militar, ele
nacionalizou o petróleo da Líbia e utilizou grande parte do dinheiro
para desenvolver a economia líbia. As condições de vida do povo
melhoraram radicalmente.
Por isso, os imperialistas estavam determinados a deitar a Líbia abaixo.
Os EUA em 1986 realmente lançaram ataques aéreos a Trípoli e
Bengazi que mataram 60 pessoas, incluindo a menina filha de Kadafi – o
que raramente é mencionado pelos media corporativos. Foram impostas
sanções devastadoras tanto pelos EUA como pela ONU a fim de arruinar
a economia líbia.
Depois de os EUA invadirem o Iraque em 2003 e arrasarem grande parte de Bagdad
com uma campanha de bombardeamento que o Pentágono exultantemente chamou
"pavor e choque", Kadafi tentou evitar a ameaça de outra
agressão à Líbia fazendo grandes concessões políticas
e económicas ao imperialismo. Ele abriu a economia a bancos e
corporações estrangeiras; concordou com exigências do FMI quanto
ao "ajustamento estrutural", privatizando muitas empresas estatais e
cortando subsídios do estado a necessidades como alimentos e
combustível.
O povo líbio está a sofrer dos mesmos preços elevados e
desemprego que estão na base das rebeliões em outros lados e que
decorre da crise económica capitalista mundial.
Não pode haver dúvida de que a luta que varre o mundo árabe pela
liberdade política e a justiça económica também tocou um
ponto sensível na Líbia. Não há dúvida de que o
descontentamento com o regime Kadafi está a motivar uma secção
significativa da população.
Contudo, é importante para gente progressista saber que muitas das pessoas
que estão a ser promovidas no Ocidente como líderes da
oposição são há muito agente do imperialismo. A BBC mostrou
em 22 de Fevereiro filmes de multidões em Bengazi deitando abaixo a
bandeira verde da república e substituindo-a pela bandeira do antigo rei
Idris – que foi um fantoche dos EUA e do imperialismo britânico.
Os media ocidentais baseiam grande parte das suas reportagens sobre supostos
factos fornecidos pelos grupo exilado Frente Nacional para a Salvação
da Líbia (National Front for the Salvation of Libya), a qual foi treinada
e financiada pela CIA estado-unidense. Pesquise no Google o nome da frente mais
CIA e encontrará centenas de referências.
O Wall Street Journal de 23 de Fevereiro escreveu em editorial que
"Os EUA e a Europa deveriam ajudar os líbios a derrubarem o regime
Kadafi". Não há qualquer conversa nas salas das
administrações ou nos corredores de Washington acerca de intervir
para ajudar o povo do Kuwait ou da Arábia Saudita ou do Bahrain a
derrubarem seus governantes ditatoriais. Mesmo com todos os falsos elogios
às lutas de massas que agora sacodem a região, isso seria
impensável. Em relação ao Egipto e à Tunísia, o
imperialismo está a mover todas as alavancas que podem para tirar as
massas das ruas.
Tão pouco houve qualquer conversa de intervenção dos EUA para
ajudar o povo palestino de Gaza quando milhares morreram por serem bloqueados,
bombardeados e invadidos por Israel. Exactamente o oposto. Os EUA intervieram
para impedir a condenação do estado colonizador sionista.
O interesse do imperialismo na Líbia não é difícil de
descobrir. Em 22 de Fevereiro a Bloomberg.com escreveu: se bem que a Líbia
seja o terceiro maior produtor de petróleo da África, é o
país do continente que tem as maiores reservas provadas — 44,3 mil
milhões de barris. É um país com uma população
relativamente pequena mas com potencial para produzir enormes lucros para as
companhias de petróleo gigantes. É assim que os super ricos a encaram
e é o que está por trás da sua apregoada preocupação
com os direitos democráticos do povo da Líbia.
Obterem concessões de Kadafi não é suficiente para os
barões imperialistas do petróleo. Eles querem um governo sob a sua
dominação total, tudo do bom e do melhor. Eles nunca esqueceram que
Kadafi derrubou a monarquia e nacionalizou o petróleo. Fidel Castro, em
Cuba, na sua coluna "Reflexões" regista o apetite do
imperialismo por petróleo e adverte que os EUA estão a lançar as
bases para a intervenção militar na Líbia.
Nos EUA, algumas forças tentam mobilizar uma campanha a nível de rua
promovendo uma intervenção estado-unidense. Deveríamos opor-nos
a isto totalmente e recordar a qualquer pessoa bem intencionada os milhões
de mortos e deslocados pela intervenção dos EUA no Iraque.
As pessoas progressistas têm simpatia com o que encaram como um movimento
popular na Líbia. Podemos ajudar tal movimento principalmente pelo apoio
às suas exigências justas mas rejeitando uma intervenção
imperialista, seja qual for a forma que assuma. É o povo da Líbia que
deve decidir o seu futuro.
Libia y el imperialismo
23 de febrero--De todas las luchas actuales en África del norte y el
Oriente Medio, la más difícil de dilucidar es la de Libia.
¿Cuál es el carácter de la oposición al régimen de
Gadhafi, que según se informa ahora controla la ciudad de Benghazi en el
este?
¿Es pura coincidencia que la rebelión comenzó en Benghazi que
está al norte de los yacimientos de petróleo más ricos de Libia,
así como cerca de la mayor parte de sus óleo y gasoductos, de
refinerías y de su puerto de transporte de gas líquido natural (LNG
por las siglas en inglés)? ¿Hay un plan para dividir el
país?
¿Cuál es el riesgo de una intervención militar imperialista
que representaría el peligro más grave para los pueblos de la
región entera?
Libia no es como Egipto. Su líder Moammar al-Gadhafi no ha sido una
marioneta del imperialismo como Hosni Mubarak. Por muchos años Gadhafi fue
aliado de países y movimientos que luchaban contra el imperialismo. Cuando
tomó el poder en 1969 a través de un golpe militar, él
nacionalizó el petróleo de Libia y utilizó mucho de ese dinero
para desarrollar la economía libia. Las condiciones de la vida mejoraron
dramáticamente para el pueblo.
Por eso, los imperialistas estaban decididos a destruir a Libia. Estados
Unidos lanzó ataques aéreos en Trípoli y Benghazi en 1986 que
mató a 60 personas, incluyendo la pequeña hija de Gadhafi – lo
cual es raramente mencionado por los medios corporativos. Se impusieron
devastadoras sanciones por EEUU y la ONU para arruinar la economía
libia.
Después de que EEUUA invadió a Iraq en 2003 y destruyó gran
parte de Bagdad con una campaña de bombardeo que el pentágono
exultantemente llamó “choque y temor,” Gadhafi intentó
proteger a Libia de una adicional amenaza de agresión otorgando grandes
concesiones políticas y económicas a los imperialistas. Él
abrió la economía a bancos y corporaciones extranjeras; accedió
a las demandas del FMI sobre “ajuste estructural”, privatizó
muchas empresas propiedad del estado y recortó los subsidios del gobierno
para necesidades como alimentos y combustible.
El pueblo libio está sufriendo de los mismos precios elevados y
desempleo que son la base de las rebeliones en otras partes y que fluyen de la
crisis económica mundial del capitalismo.
No hay duda de que la lucha que recorre el mundo árabe por la libertad
política y la justicia económica también ha resonado en Libia.
No hay duda de que el descontento con el régimen de Gadhafi está
motivando a una sección significativa de la población.
Sin embargo, es importante que los/as progresistas sepan que muchas de las
personas que están siendo promovidas en el oeste como líderes de la
oposición son agentes experimentados del imperialismo. El 22 de febrero la
BBC mostró imágenes de muchedumbres en Benghazi bajando la bandera
verde de la república y sustituyéndola por la bandera del derrocado
monarca, rey Idris quién había sido una marioneta de los EEUU y del
imperialismo británico.
Los medios occidentales están basando muchos de sus reportajes en
hechos supuestos proporcionados por el grupo en el exilio, el Frente Nacional
para la Salvación de Libia, que fue entrenado y financiado por la CIA
estadounidense. Si usted busca en Google el nombre del Frente más la CIA,
encontrará centenares de referencias.
En el editorial del 23 febrero, el periódico The Wall Street Journal
escribió que “EEUU y Europa debían ayudar a los libios a
derrocar el régimen de Gadhafi”. No hay mención en los salones
o en los pasillos de Washington sobre una intervención para ayudar a la
gente de Kuwait o de Arabia Saudita o de Bahrein a derrocar a sus dictadores.
Incluso, con toda la hipocresía con la que hablan a favor de las masas en
lucha de la región ahora, esto sería inconcebible. En cuanto a Egipto
y a Túnez, los imperialistas están haciendo todo lo posible por
conseguir que las masas salgan de las calles.
No se habló de una intervención estadounidense para ayudar al
pueblo palestino de Gaza cuando millares murieron por el bloqueo, el bombardeo
y la invasión de Israel. ¡Todo lo contrario! Estados Unidos intervino
para prevenir la censura del estado sionista.
El interés del imperialismo en Libia no es difícil de encontrar.
Bloomberg.com escribió el 22 de febrero que mientras que Libia es el
tercer productor de petróleo más grande de África, tiene las
reservas probadas más grandes del continente - 44.3 mil millones de
barriles. Es un país con una población relativamente pequeña
pero con el potencial de producir ganancias enormes para las gigantes
compañías petroleras. Así es como lo ven los súper ricos, y
la base de su supuesta preocupación por los derechos democráticos del
pueblo de Libia.
Conseguir concesiones de Gadhafi no es lo suficiente para los imperialistas
señores del petróleo. Desean un gobierno que puedan poseer
abiertamente. Nunca han perdonado a Gadhafi por derrocar la monarquía y
nacionalizar el petróleo. Fidel Castro de Cuba en su columna
“Reflexiones”, toma nota del hambre del imperialismo por el
petróleo y advierte que EEUU está sentando las bases para una
intervención militar en Libia.
En EEUU algunas fuerzas están intentando movilizar una campaña que
promueve tal intervención. Debemos oponernos a esto firmemente y
recordarle a las personas bien intencionadas y sinceras, las millones de
personas matadas y desplazadas por los EEUU por su intervención en
Iraq.
La gente progresista siente lo que ve como movimiento popular en Libia.
Podemos ayudar más a ese movimiento apoyando sus justas demandas al tiempo
que rechazamos la intervención imperialista, en cualquier forma que
ésta pueda tomar. Es el pueblo de Libia el que debe decidir su futuro.
Libyen und der Imperialismus
Von allen Kämpfen, die gegenwärtig in Nordafrika und dem Nahen
Osten ausgetragen werden, ist der in Libyen am schwierigsten zu entwirren.
Welchen Charakter trägt die Opposition gegen das Gaddafi Regime, die,
Berichten zufolge, Benghazi im Osten des Landes kontrolliert? Ist es nur ein
Zufall, dass die Rebellion in Benghazi begann, einer Stadt, die nicht nur
nördlich der reichsten Ölfelder Libyens liegt, sondern auch in der
Nähe der meisten seiner Öl- und Gas-Pipelines, Raffinerien und seines
LNG-Hafens? Gibt es einen Plan das Land zu teilen?
Wie groß ist das Risiko einer imperialistischen
Militärintervention, die die größte Gefahr für die Menschen
der gesamten Region darstellen würde?
Libyen ist nicht Ägypten. Sein Führer, Muammar Gaddafi war keine
Marionette des Imperialismus wie Hosni Mubarak. Über viele Jahre war
Gaddafi Verbündeter von Ländern und Bewegungen, die den Imperialismus
bekämpften. Als er in einem Militärputsch 1969 die Macht
übernahm, nationalisierte er das libysche Öl und investierte einen
Großteil des Geldes in die Entwicklung der libyschen Wirtschaft. Die
Lebensbedingungen der Menschen verbesserten sich dramatisch.
Deshalb waren die Imperialisten entschlossen, Libyen zu zermürben. 1986
bombardierte die US-Luftwaffe Tripoli und Benghazi und tötete 60 Menschen,
darunter auch Gaddafis kleine Tochter – aber das wird von den
Konzernmedien gerne verschwiegen. Die USA und die UNO verhängten
verheerende Sanktionen, um die libysche Wirtschaft zu ruinieren.
Nachdem die USA im Jahr 2003 Irak überfallen und mit massiven
Bombardements – die sie triumphierend "Schockmethode" nannte
– große Teile von Bagdad dem Erdboden gleich gemacht hatte,
versuchte Gaddafi die Gefahr einer weiteren Aggression gegen Libyen abzuwehren,
indem er den Imperialisten gegenüber große politische und
wirtschaftliche Zugeständnisse machte. Er öffnete die Wirtschaft
für ausländische Banken und Konzerne; er akzeptierte die Forderungen
der IWF nach "Strukturanpassungen", privatisierte viele
Staatsbetriebe und reduzierte staatliche Subventionen für lebensnotwendige
Güter wie Lebensmittel und Benzin.
Das libysche Volk leidet unter den gleichen hohen Preisen und der
Arbeitslosigkeit, als Folge der weltweiten kapitalistischen Wirtschaftskrise,
die auch ein Grund für die Rebellionen in anderen Ländern sind.
Zweifellos finden die Kämpfe für politische Freiheit und soziale
Gerechtigkeit, die die arabische Welt erfasst haben, Anklang in Libyen.
Zweifellos ist die Unzufriedenheit mit dem Gaddafi Regime die Motivation
für einen bedeutenden Teil der Bevölkerung.
Progressive überall sollten jedoch wissen, dass viele, die vom Westen
jetzt als Oppositionsführer gefördert werden, langjährige
Agenten des Imperialismus sind. Am 22. Februar zeigte die BBC, wie
Menschenmengen in Benghazi die grüne Fahne der Republik einholten und sie
mit der Fahne des gestürzten Monarchen König Idris ersetzten. Idris
war die Marionette des US-amerikanischen und britischen Imperialismus.
Die westlichen Medien stützen eine großen Teil ihrer Berichte auf
vermeintliche Tatsachen, die ihnen von der Exilgruppe National Front for the
Salvation of Libya geliefert werden. Diese Exilgruppe wurde vom CIA trainiert
und finanziert. Man muss einfach mal den Namen der Organisation "National
Front for the Salvation of Libya" und CIA in Google eingeben um Hunderte
von Hinweise zu finden.
In seinem Leitartikel vom 23. Februar schrieb das Wall Street Journal, dass
"die USA und Europa helfen sollten, das Gaddafi Regime zu
stürzen". In den Vorstandsbüros und Korridoren in Washington
spricht jedoch niemand davon, in Kuwait, Saudi Arabien oder Bahrain zu
intervenieren um die Diktatoren zu stürzen. Das ist undenkbar, trotz all
der Lippenbekenntnisse für die Massenkämpfe, die gegenwärtig die
Region erschüttern. In Ägypten und Tunesien versuchen die
Imperialisten ihr Möglichstes, um die Massen von den Straßen
wegzubekommen.
Keiner sprach von einer US-Intervention, um den Palästinensern in Gaza
zu helfen, als Tausende von ihnen unter der Blockade, den Bomben und
während der Invasion Israels starben. Im Gegenteil, die USA intervenierte
um eine Verurteilung des zionistischen Siedlerstaates zu verhindern.
Das Interesse des Imperialismus an Libyen ist leicht zu erkennen.
Bloomberg.com schrieb am 22. Februar, dass Libyen zwar nur der
drittgrößte Erdöllieferant Afrikas sei, aber
erwiesenermaßen die größten Reserven besitze – 44,3
Milliarden Barrel. Libyen hat eine zahlenmäßig relativ kleine
Bevölkerung, aber das Potential für gigantische Profite für die
großen Ölkonzerne. So sehen es die Superreichen und das steckt hinter
ihrer angeblichen Sorge um demokratische Rechte der libyschen
Bevölkerung.
Gaddafis Zugeständnisse sind den imperialistischen Ölbaronen nicht
genug. Sie wollen eine Regierung, die sich ihnen vollständig unterwirft.
Sie haben Gaddafi den Sturz der Monarchie und die Verstaatlichung des Öls
nie verziehen. In seinen "Reflektionen" schreibt Fidel Castro vom
imperialistischen Hunger nach Öl und warnt davor, dass die USA dabei sind,
die Grundlage für eine Militärintervention in Libyen zu schaffen.
In den USA versuchen einige Kräfte auf der Straße für eine US
Intervention zu mobilisieren. Wir müssen uns dem in aller Kraft
entgegensetzen und wohlmeinende Leute an die Millionen von Menschen erinnern,
die im Irak und in Afghanistan durch die US-Interventionen den Tod fanden oder
fliehen mussten.
Progressive Menschen haben Sympathie mit dem, was sie als Volksbewegung in
Libyen sehen. Wir können dieser Bewegung am besten helfen, indem wir ihre
rechtmäßigen Forderungen unterstützen und gleichzeitig jede
imperialistische Intervention verurteilen, egal in welcher Form sie daher
kommt. Das libysche Volk muss über seine Zukunft selbst bestimmen
können.
(Übersetzung: Doris Pumphrey)