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Riders & transit workers protest anti-Muslim subaway ads/ also in French and German

New York : les travailleurs des transports publics protestent contre les affiches antimusulmanes dans le métro

New York: Arbeiter der öffentlichen Verkehrsbetriebe protestieren gegen anti-islamische Plakate in der U-Bahn

By Tony Murphy

October 3, 2012

New York — The capitalist media waged a frenzied war campaign against Iran’s President Mahmoud Ahmadinejahd while the United Nations was in session the end of September. This propaganda campaign was designed to create popular support for “regime change” in Iran so that Wall Street can take over that country’s oil resources.

A little before the U.N. convened, the media broadcast stories that the Metropolitan Transit Authority would begin running ads with racist, anti-Muslim slurs to support Israel in 10 subway stations.

The repeated mention of the racist slurs by the media served to promote racism and war. Of course, the MTA denied it was being used for propaganda purposes, claiming it had been ordered by a federal judge to run the ads. If the MTA’s story is true, it would be the first time the transit agency has refused to be used in the bogus war on terror.

In recent years, the MTA has in fact allowed public transit to become strongly militarized. SWAT teams armed with submachine guns and accompanied by attack dogs regularly patrol the subway. Since 2001, the New York Police Department has conducted racist-profiling spot checks of people’s bags and backpacks. Recently the Transportation Security Administration — the airline industry’s notoriously intrusive security agency — has taken over this task in many stations.

Sold as anti-terror tactics, the actual result of this activity is an extension of the NYPD’s racist stop-and-frisk program.

The ugly, anti-Muslim ads were paid for by arch-racist Pamela Geller, who in 2010 tried to stop a mosque from being built in downtown Manhattan. Geller plays a key role for U.S. imperialism by demonizing the people who happen to live over large quantities of oil and whose dominant religion is Islam.

Anti-racists spring into motion

As soon as the racist ads went up, the thriving progressive movement in New York City went into action. Activists placed stickers over the subway ads with slogans reading “Racist” and “Hate speech.” On Sept. 25, writer Mona Eltahawy and three other people were arrested and charged with “criminal mischief” for righteously spray-painting over the ads.

Two days later, the International Action Center protested outside MTA headquarters with placards reading: “The subway belongs to the 99%: Take the racist ads down!” Joined by members of Transit Workers Union Local 100, protesters then went inside for the MTA monthly board meeting.

During the public comments section of the meeting, one by one speakers denounced the hate-mongering ads in what local media later described as a “vocal outburst.” MTA train operator Seth Rosenberg, one of the transit workers who spoke, denounced the ads as “racist, anti-Muslim and vile to the core.”

As for the MTA argument that it was forced to run the ads by a court order, speakers noted that the agency’s board, representing powerful banking and real estate interests in New York City, could have hired lawyers and tied up the issue in court for years.

Of course, Geller didn’t waste the opportunity to promote her bigoted line and showed up to speak last. But the anti-racist crowd used the “mic check” strategy of Occupy Wall Street to drown her out. The MTA’s many security guards rushed to quiet the crowd, briefly arresting protester Caleb Maupin before releasing him a half hour later, and pushed the others out.

IAC Co-Director Sara Flounders said the anti-war group had raised money for its own set of 10 subway ads that read: “Resist Another War: No to Racism & Anti-Muslim Bigotry, Tool of 1% Rule. We — the 99% — Need Unity & Solidarity!”

“It’s important to confront these bigoted attacks that are used to justify U.S. wars in the Muslim world and increased repression at home,” Flounders told Workers World. “Every day, thousands of people use a subway system that has been systematically downgraded and dismantled by the MTA with constant service cuts and fare hikes.

“The average person hates the MTA,” added Flounders. “Anyone who is against racism will hate them even more.”


New York : les travailleurs des transports publics protestent contre les affiches antimusulmanes dans le métro

Translated by Omar Mouffok
Edited by Fausto Giudice

 New York – Les medias capitalistes ont lancé une campagne acharnée contre le président iranien pendant que les Nations Unies étaient en session à la fin septembre. Cette campagne de propagande a été organisée afin de créer un soutien populaire  pour un « changement du régime » en Iran pour que Wall Street s’empare des ressources pétrolières de ce pays.

 
Peu avant la réunion de l’ONU, les médias ont diffusé des articles selon lesquels la Metropolitan Transit Authority commencerait à diffuser des affiches publicitaires  avec des messages de diffamation raciale et islamophobe pour soutenir Israël dans 10 stations de métro.
 
L’annonce répétée des messages racistes par les médias a servi à la promotion du racisme et de la guerre. Bien sûr, la MTA a nié  que cela ait été utilisé à des fins de propagande, affirmant que c’était un juge fédéral qui avait ordonné la diffusion des affiches. Si les déclarations de la MTA sont justes, ce serait la première fois que l'agence de transport refuse d’être manipulée dans la fausse guerre contre le terrorisme.
 
Dans les dernières années, la MTA a, en effet, autorisé une forte militarisation des transports publics. Les équipes de SWAT (unités de police d’élite) armées de fusils-mitrailleurs et accompagnées de chiens d’attaque patrouillent régulièrement dans les stations de métro. Depuis 2001, les services du NYPD ont effectué des contrôles surprise au faciès de bagages et de sacs à dos de voyageurs. Récemment, l’Agence national de sécurité dans les transports – notoirement connue pour ses excès dans les transports aériens – a également assuré cette tâche de contrôle dans plusieurs stations.
 
Présentées comme des mesures antiterroristes, ces activités ne sont, en effet, qu’une extension du programme raciste du NYPD pour l’arrestation et la fouille des personnes.

Ces affiches infâmes et islamophobes ont été financées par l’archi-raciste Pamela Geller, qui, en 2010, a essayé de bloquer la construction d’une mosquée au centre de Manhattan. Geller joue un rôle-clé dans l’impérialisme USaméricain en diabolisant des gens qui, comme par hasard, vivent au-dessus de grandes quantités de pétrole et dont la religion dominante est l’Islam.

Les antiracistes prennent la parole

Juste après la diffusion des affiches, le mouvement progressiste florissant de la ville de New York s’est mis en action. Les activistes du mouvement ont apposé des autocollants sur les affiches dans le métro avec les slogans « Raciste » et « Discours haineux ». Le 25 septembre, l’écrivaine Mona Eltahawy et trois autres personnes ont été arrêtées et accusées de « malveillance criminelle » pour avoir écrit des graffiti sur les affiches.
 
Deux jours après, le Centre d’Action Internationale (International Action Center) a organisé une manifestation à l’extérieur de l’immeuble de la MTA avec des pancartes sur lesquelles était écrit : « Le métro appartient aux 99% - Enlevez les pubs racistes ! ». En compagnie de membres du syndicat des travailleurs de transit, la Transit Workers Union Local 100, les manifestants sont entrés, par la suite, dans l’immeuble de la MTA où se déroulait la réunion mensuelle du conseil d’administration de cette dernière.
 
Pendant la partie de la réunion dédiée aux commentaires du public, les intervenants se sont succédé un par un pour dénoncer les affiches haineuses dans ce que les médias locaux on décrit comme une « explosion vocale ». Le conducteur de trains de la MTA, Seth Rosenberg, l’un des travailleurs des transports qui ont pris la parole, a qualifié les affiches de « racistes, islamophobes et totalement infâmes ». 
 
Concernant l’argument de la MTA selon lequel cette dernière a été forcée de diffuser les affiches par une ordonnance de tribunal, les intervenants ont souligné que le conseil d’administration de l’agence, représentant de puissants intérêts bancaires et immobiliers à New York, aurait pu engager des avocats, qui auraient pu bloquer l'affaire en justice pendant des années.
 
Bien entendu, Geller n’a pas perdu cette opportunité pour promouvoir sa ligne fanatique et elle est, finalement, apparue pour prendre la parole en dernier. Cependant, la foule anti-raciste a utilisé la stratégie de « vérification des micros » du mouvement Occupons Wall Street afin de noyer son discours dans le bruit. Les nombreux agents de sécurité de la MTA sont intervenus pour faire taire la foule, en arrêtant Caleb Maupin avant de le libérer une demi-heure plus tard, et en expulsant d’autres personnes.
 
La co-directrice de l’IAC (International Action Center), Sara Flounders a annoncé que le groupe anti-guerre a collecté des fonds pour ses 10 affiches de pub dans le métro déclarant : « Résistez contre une autre guerre : Non au fanatisme  raciste et islamophobe, instrument des 1% qui dirigent. Nous – les 99% - avons besoin d’unité & de solidarité ! »
 
“Il est important de faire face à ces attaques fanatiques qui sont utilisées pour justifier les guerres USaméricaines dans le monde musulman et intensifier la répression à l’intérieur du pays », a déclaré Flounders au Workers World. « Chaque jour, des milliers de gens utilisent le métro qui a été systématiquement dégradé et démantelé par la MTA avec des coupures de services et des hausses de tarifs en permanence»
 
« Le citoyen moyen déteste la MTA », a ajouté Flounders. « Toute personne qui s’oppose au racisme la détestera encore plus. »

Courtesy of Tlaxcala


New York: Arbeiter der öffentlichen Verkehrsbetriebe protestieren gegen anti-islamische Plakate in der U-Bahn

Translated by Michèle Mialane
Edited by Fausto Giudice

New York - Die kapitalistischen Medien haben während der Sitzung der Vereinigten Nationen Ende September eine verbissene Kampagne gegen den iranischen Präsidenten gestartet. Diese Propagandakampagne wurde organisiert, damit das US-amerikanische Volk einen „Regimewandel“ im Iran unterstützt. Zweck ist, dass Wall Street sich der Ölressourcen dieses Landes bemächtigen kann.

 
Kurz vor der UNO-Versammlung haben Medien kundgemacht, dass die Metropolitan Transit Authority Plakate mit Rassen- und Islamhetze zur Unterstützung Israels in 10 U-Bahnhaltestellen in Bälde aushängen würde.
 
Diese rassistischen Mitteilungen wurden mehrmals in den Medien wiederholt und stifteten dadurch zum Rassismus und Krieg an. Natürlich leugnete die MTA, dass es zu Propagandazwecken benutzt worden war und behauptete, ein US-Bundesrichter habe befohlen, diese Plakate aufzukleben. Stimmt das, so würde jener Verkehrsbetrieb es zum ersten Mal ablehnen, sich im verlogenen „Anti-Terror-Krieg“ mit einbeziehen zu lassen.
 
 In den letzten Jahren hat nämlich die MTA eine starke Militarisierung des öffentlichen Verkehrsbetriebs gutgeheißen. Die mit Maschinengewehren bewaffneten SWAT-Teams (Polizei-Eliteeinheiten) patrouillieren ja regelmäßig mit ihren Bluthunden in den U-Bahn-Haltestellen. Seit 2001 hat das NYPD das Gepäck oder die Rucksäcke von Reisenden auf Racist-Profiling-Basis mehrmals unangemeldet kontrolliert. Neulich wurde diese Kontrollaufgabe in mehreren Haltestellen auch von der Transportsicherheitsbehörde übernommen - diese Agentur ist wegen ihrer Exzesse im Flugtransport berüchtigt.
 
Jene als Antiterrormaßnahmen getarnten Aktionen sind in Wirklichkeit nur eine Ausweitung des rassistischen Programms des NYPD zur Verhaftung und Durchsuchung von Menschen.
 
Jene infamen, islamfeindlichen Plakate wurden von der Erzrassistin Pamela Geller finanziert, die 2010 versuchte, den Bau einer Moschee im Stadtzentrum von Manhattan zu blockieren. Die spielt eine Schlüsselrolle im US-amerikanischen Imperialismus, indem sie Menschen verteufelt, die zufälligerweise über beträchtlichen Ölvorkommnissen leben und überwiegend moslemischer Konfession sind.

Und nun ergreifen die Anti-Rassisten das Wort

Gleich nach Erscheinung der Plakate hat die recht aktive NewYorker fortschrittliche Bewegung mobilgemacht. Die Aktivisten haben auf den U-Bahn-Plakaten Sticker aufgeklebt, auf denen „Rassisten“ und „Hassreden“ zu lesen war. Am 25. September wurde die Schriftstellerin Mona Eltahawy zusammen mit drei anderen Personen verhaftet und des „verbrecherischen Unfugs“ beschuldigt, weil sie die Plakate mit Recht bespritzt hatten.
 
Zwei Tage später hat das International Action Center (Internationales Aktionszentrum) eine Demo veranstaltetvor dem MTA-Gebäude. Die Demonstranten trugen Schilder mit der Inschrift „Die U-Bahn gehört den 99%. Weg mit rassistischen Plakaten!“ Zusammen mit Gewerkschaftern der Verkehrsbetriebe (Transit Workers Union Local 100) sind dann die Demonstranten in das MTA-Gebäude eingedrungen, wo der Betriebsvorstand seine Monatsversammlung hielt.
 
Als wie üblich dem Publikum das Wort erteilt wurde, haben die Redner nacheinander die Anstiftung zum Hass angeprangert - die Medien sprachen von einem „wütenden Stimmengewirr“. Seth Rosenberg, Zugführer bei der MTA und einer der Verkehrsarbeiter, die das Wort ergriffen haben, hat die Plakate als „rassistisch, islamfeindlich und durchaus infam“ bezeichnet.
 
 Als die MTA das Argument vorbrachte, dass sie die Plakate auf gerichtliche Anordnung hatte aufkleben müssen, betonten die Redner, dass der Vorstand der Behörde, die in New York über gewichtige Bank- und Immobilieninteressen verfügt, Anwälte hätte einschalten können, denen es  dann ein Leichtes gewesen wäre, die ganze Affäre gerichtlich auf Jahre hinaus zu blockieren.
 
Selbstverständlich hat Geller die Gelegenheit nicht verpasst, ihre fanatische Ideologie zu fördern und hat schließlich als Letzte das Wort ergreifen wollen. Jedoch hat die antirassistische Menge die Strategie der „Mikrofonprüfung“ der Bewegung Occupy Wall Street angewendet, um Gellers Rede im Lärm untertauchen zu lassen. Da sind viele Sicherheitsbeamten der MTA eingeschritten, um die Menge zum Schweigen zu bringen; dazu haben sie Caleb Maupin festgenommen (er sollte eine halbe Stunde später wieder freigelassen werden) und andre Personen aus dem Saal verdrängt.
 
Dann verkündete die Vizedirektorin des IAC (International Action Center) Sara Flounders, dass die Anti-Krieg-Gruppe Gelder gesammelt hatte für ihre 10 U-Bahn-Plakate mit der Inschrift: „ Widerstand gegen einen neuen Krieg: Nein zum rassistischen, islamfeindlichen Fanatismus im Dienste der 1% Herrschenden. Wir - die 99% - brauchen Einheitlichkeit und Solidarität!“
 
„Wichtig ist, dass wir diesen fanatischen Angriffen die Front bieten, deren Zweck es ist, die US-Kriege in der moslemischen Welt zu rechtfertigen und die Repression innerhalb des Landes zu intensivieren“, erklärte Flounders der Workers World. „Jeden Tag fahren Tausende Menschen mit der U-Bahn, die von der MTA systematisch beeinträchtigt und abgebaut wurde, unter immer wieder auftretenden Betriebsunterbrechungen und Tariferhöhungen.“
 
Dem Durchschnittsbürger ist die MTA schon verhasst“, fügte Flounders hinzu. „Nun wird es jeder Person, die gegen Rassismus ist, noch verhasster sein.“

Courtesy of Tlaxcala

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UPDATED Oct 6, 2012 6:58 PM
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